L’intérêt de l’iodure de potassium en cas de risque nucléaire

Intérêt de l'iodure de potassiumL’iodure de potassium est un composé chimique non organique dont le symbole chimique est représenté par KI. Sous sa composition médicamenteuse, son élément le plus actif qui retiendra l’attention est l’iode parce qu’il protège la thyroïde en cas d’accident nucléaire.

Pour comprendre l’intérêt de l’iodure de potassium en cas de risque nucléaire ou de retombées radioactives dues à une bombe atomique, il serait mieux de d’abord analyser l’importance de l’iode, que l’iodure de potassium contient entre autres, dans le fonctionnement de notre organisme.

L’iode participe au bon fonctionnement de la thyroïde

Sans vouloir faire de cours de chimie ni de biologie, il est possible d’expliquer en termes simples la relation qui lie ces deux-là. La thyroïde est une glande localisée à la base du cou. Comme toutes les glandes de l’organisme humain, son rôle est de sécréter des hormones qui jouent des fonctions utiles dans le bon fonctionnement de l’organisme.

Elle sécrète deux types d’hormones principalement : la tétraïodothyronine (T4) et la triiodothyronine (T3). L’excès ou le manque de l’une d’entre elles occasionne des troubles de l’organisme comme la diarrhée, la constipation, la perte ou la prise de poids, etc. Pour produire ces hormones, la glande thyroïde a besoin d’iode. L’apport d’iode dans l’organisme se fait à travers votre alimentation. D’où l’importance du sel iodé par exemple.

Iode 131 : élément radioactif qui se concentre dans la thyroïde

L’Iode 131 est un isotope de l’Iode. À l’inverse de l’Iode « alimentaire » dont se sert la thyroïde pour sécréter les hormones utiles à l’équilibre de l’organisme, l’Iode 131 est radioactif. En d’autres termes, son utilisation par la glande thyroïde conduit à des effets dévastateurs pour l’organisme à l’image du cancer de la thyroïde. Il constitue le principal danger de contamination à court terme en cas d’accident nucléaire.

Que se passe-t-il concrètement en cas de risque nucléaire?

Les risques nucléaires sont nombreux à l’exemple du plus récent, l’explosion de la centrale de Fukushima au Japon. Lorsque de tels dangers se produisent, des produits hyper radioactifs se rependent dans l’environnement. L’un des plus connus parmi eux est comme indiqué précédemment l’Iode 131. Ces produits radioactifs conduisent à une contamination de l’environnement : cours d’eau, alimentation, etc. Ainsi, par inhalation ou par absorption, votre santé se trouve menacée par l’Iode 131, car la glande thyroïde va l’assimiler.

Quel rôle doit jouer l’iodure de potassium ?

À moins que vous ne restez en confinement longue durée jusqu’à ce que le risque nucléaire se dissipe, le seul moyen de protection contre l’Iode 131 reste à ce jour le blocage de la glande thyroïde. Cela consiste à saturer la thyroïde d’Iode non radioactif. En d’autres termes, il faut apporter à la thyroïde assez « d’Iode neutre » de telle sorte qu’elle n’ait plus besoin d’en capter.

Étant donné que le seul moyen d’approvisionnement naturel de la thyroïde en iode est l’alimentation, et que l’alimentation est contaminée par l’activité radioactive due au danger nucléaire, alors seule l’utilisation de l’iodure de potassium est l’unique solution. En effet, l’iodure de potassium disponible sous forme médicamenteuse contient de l’Iode non radioactif. L’administration quotidienne d’une dose bien précise d’iodure de potassium vous protège des effets des émissions radioactives lors d’un danger nucléaire.

En Suisse, des comprimés d’iode sont distribués tous les 10 ans à la population résidant à proximité des 5 centrales nucléaires : Beznau 1, Beznau 2, Gösgen, Leibstadt et Mühleberg. Les comprimés ne doivent être pris que sur ordre des autorités. Il faut par ailleurs les dissoudre dans un liquide quelconque et éviter de les prendre à jeun.

Lire aussi : Faites des économies sur votre assurance maladie